Victorieux à la bataille de FLEURUS

MARECHAL JOURDAN

Historique
jeudi 18 novembre 2004.


etude sur le maréchal jourdan

Fils de médecin, il est éduqué par l’oncle de la famille, un prêtre et maître de pension à Beaurecueil. N’ayant pas la vocation ecclésiastique, il est emmené chez un proche parent commerçant à Lyon pour exercer le métier de garçon de boutique. A seize ans il s’engage dans le régiment Auxerrois d’infanterie et part faire la guerre en Amérique. Il assiste au siège de Savannah mais tombe malade et doit rentrer en France. Il tente de revoir son ancien patron, mais celui-ci ne veut plus de lui. De retour dans sa ville natale, il se place chez un commerçant dont il épouse la belle-soeur. Avec la dot, il achète une mercerie et y reste pendant huit ans.

En 1790, il est rappelé aux armées avec le grade de leutenant-colonel du 2e bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. Aimant trop l’aventure, il ne peut refusé et s’engage dans l’armée du Nord. Il est très vite remarqué pour son courage. Il se distingue à Jemmapes, Neerwinden, où il est nommé général de brigade et général de division un mois plus tard. Il est blessé à Hondschoote, puis prend le commandement en chef de l’armée du Nord. Il est victorieux à Wattignies et délivre Maubeuge. Le comité de Salut public lui exige de se porter en Belgique, mais il refuse, l’hiver approchant et l’état précaire de ses forces ne peuvent conduire qu’à la défaite. Il est convoqué à Paris et mis à l’écart. Il se retire deux mois dans sa ville natale puis de nouveau appelé, il remplace Hoche à l’armée de Moselle. Il prend Charleroi le 8 juin 1794 et le 26 est victorieux à Fleurus. Nommé commandant de l’armée de Sambre-et-meuse, il prend Bruxelles, Namur, Cologne, Coblence, Düsseldorf et Francfort. Il se porte sur Ratisbonne mais est repoussé par les Autrichiens sur le Rhin. Il quitte l’armée et siège aux cinq cents en octobre 1796. Il fait voter en 1798 la loi sur la conscription qui porte son nom.

En octobre 1798, le Directoire fait de nouveau appal à ses talents militaires et le place à la tête de l’armée du Danube. Il progresse habilement mais doit se replier sur Kehl et Neuf-Brisach après avoir été victorieux à Stockach. Il revient en France, siège de nouveau au conseil des Cinq-Cents et finit par se rallier à Bonaparte après Brumaire. Inspecteur général de l’Infanterie en 1799, conseiller d’Etat puis commandant en chef de l’armée d’Italie en 1804, il est nommé maréchal de France à la première promotion et Grand Aigle de la Légion d’honneur peu de temps après. Il ne reçoit cependant pas de commandement et ne sera pas anoblit par l’Empereur.

Il est attaché au Roi Joseph et devient gouverneur de Naples en 1806 avant de suivre le nouveau Roi en Espagne. Conseiller avisé il est pourtant peu écouté. Gouverneur de Madrid en 1811, puis commandant en chef de l’armée du Centre, enfin, chef d’état-major général de l’armée d’Espagne, il assiste impuissant à la défaite de Vitoria en juin 1813. Désormais cantonné à des missions subalternes, il ne se rallie pourtant aux Bourbons qu’après les Cents-Jours, et accepte de présider le tribunal qui doit juger Ney, ce qui lui vaut d’être nommé pair de France. Il croit bien faire en déclarant la juridiction imcompétente. Comte en 1816, Louis-Philippe le nomme gouverneur des Invalides en 1830 où il meurt le 23 novembre 1833.





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